Lespinasse est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Lespinassois. 

 

Latin : Domus Spinassia (1224 – 1228), Saspinassa, Spinassa (1377)

Occitan : espinasso (endroit plein d’épines), espezey (1114)

 

Histoire

(Source : Site de la mairie : www.ville-lespinasse.com)

Robert d’Arbrissel, fondateur de l’abbaye de Fontevraud en 1099, reçut la forêt dite d’Espèse - qui s’étendait avec ses garrigues entre l’Hers et la Garonne - de Pillippa, fille de Guillaume IV, Comte de Toulouse, et épouse en seconde noces de Guillaume IX Duc d’Aquitaine.

Philippa prit le voile à Fontevraud et devint abbesse. A noter que l’originalité de la fondation de Robert d’Arbrissel résidait dans la mixité du monastère et la soumission des hommes à l’abbesse.

                                                                                  

La fondation du prieuré de Lespinasse avec l’accord de l’évêque de Toulouse eut lieu le 12 mars 1114. Malheureusement, il ne subsiste rien de cette première église. Le portail que l’on présente comme roman est un montage entièrement moderne avec des chapiteaux et des tailloirs de la fin du XIIème siècle. La nef actuelle, terminée par une abside à trois pans, est une œuvre en partie d’époque gothique. On sait que le prieuré fut ravagé en 1351 par les Anglais et que les religieuses furent dispersées. Elles furent de nouveau attaquées en 1561 par les huguenots venus de Montauban.

On suppose que tout fut rebâti à la fin du XVIème siècle ou au début du siècle suivant. Ici, comme en d’autres lieux, le sanctuaire seul, reçut une voûte.

 

L’état des lieux établi en 1742 par Mgr de la Roche-Aymon par le curé décimateur mentionne la communauté des religieuses de Fontevraud comme collateur de l’église. Le sanctuaire est solidement bâti ; l’autel et le tabernacle sont en bon état ; la nef bien pavée, lambrissée et éclairée par des vitraux. On compte trois autels : le grand autel privilégié des religieuses, l’autel de paroisse sous le vocable de Notre-Dame et l’autel de Saint-Jean-Baptiste.

 

En 1781-1782, des documents attestent que les religieuses de Fontevraud sont seigneurs directs de l’église dont elles perçoivent la dîme et qu’elles présentent à la cure. Ayant été chassées par la Révolution, l’église sera l’objet de la sollicitude du Conseil de fabrique et des curés concordataires.

 

En 1858, l’architecte Villeneuve bâtit le clocher-mur pour 3 cloches sur le flanc sud et surhausse les contreforts en vue de contrebuter le voûtement de la nef « en cloisons doubles ». l’architecte Thiers établit en 1869 un rapport sur les méfaits de l’humidité dont souffre l’édifice.

 

En 1888, l’architecte Galan constate les graves désordres qui affectent la voûte du sanctuaire bâtie en briques et mortier de terre. Il serait imprudent d’ouvrir les trois fenêtres du sanctuaire qui ont été murées : la toiture repose directement sur les reins des voûtes. De ce fait, le Conseil Municipal vote un budget pour la reconstruction de la voûte du sanctuaire en 1889.

En 1898, la tribune est reconstruite, et c’est vraisemblablement dans le contexte de ces travaux que l’on construisit le portail intégrant les 4 chapiteaux romans avec leurs tailloirs.

A noter que dans leur ouvrage « Eglises et Chapelles de la Haute-Garonne », l’association Les Amis des Archives de la Haute-Garonne qualifient de pure merveille l’église de Lespinasse, avec son environnement et dans état actuel.

Cette réussite est due au travail de l’architecte Jean-Louis Fontana, de l’abbé Pierre Augé et de ses paroissiens, autour de 1990.

L’assainissement des murailles a eu pour effet un décapage des parements extérieurs permettant une meilleure lecture archéologique du monument. La reprise des murs sous les fenêtres de l’abside est très apparente. Il est visible que les contreforts bâtis en galets de rivière et arases de briques sont beaucoup plus récents que ceux de l’abside. Les arcs de décharge du mur occidental relèvent des techniques romanes de construction. La porte murée visible à l’intérieur de cette même muraille laisse supposer un accès beaucoup plus ancien que l’entrée actuelle, avec ses chapiteaux protégés par l’appentis du XIXème siècle.

 

La même finesse a été apportée aux restaurations intérieures et à la mise en place du mobilier. Les vitraux de Saint-Blanquat de 1886 ont été conservés, l’autel de paroisse en marbre a été avancé.

L’architecte a tenu à créer une animation murale par la pose des arcs surbaissés de briques autour de la nef. Les stations du chemin de croix ont été détourées, entourées d’un liseré d’or et plaquées au mur. La tribune a été refaite. Les chapiteaux fleuris du XIXème siècle ont été conservés et intégrés aux tonalités lumineuses des parements et des voûtes. La technique alliée au bon goût a fait de cette église un lieu de paix, de lumière, et de beauté.

 

Géographie

 

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain sur le Canal latéral à la Garonne, la route nationale 20 et l'autoroute française A62 (sortie sortie 11) à 13 km au Nord-Ouest de Toulouse.

Coordonnées GPS : 43° 42′ 33″ Nord et 1° 23′ 11″ Est

Altitudes : mini. 117 m — maxi. 127 m

Superficie : 4,24 km2

 

Démographie

 

Évolution démographique

(Source : INSEE)

1962

1968

1975

1982

1990

1999

2004

2007

2008

398

557

866

1002

1413

1864

2329

2401

2446

 

2009

2011

2014  2015  2018        

2491

2538

2645  2652  2728      
 

 

Administration

 

Arrondissement :  Arrondissement de Toulouse

Canton : Canton de Fronton

Code commune : 31293

Code postal : 31150

Maire : Bernard Sance

Mandat en cours : 2014-2020

Intercommunalité : Communauté urbaine du Grand Toulouse (2011)